Orion Treehouses – Une journée à Orion

Une journée à Orion

Du premier jour dans le cèdre aux lucioles de juin, vingt-quatre heures dans les cabanes perchées d’un des tout premiers écolodges de France, au-dessus de Saint-Paul-de-Vence.

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Premières heures dans les arbres

Lit à baldaquin baigné de lumière dans la cabane Shere Khan, Orion Treehouses

Le jour se lève sur votre cabane de cèdre rouge, à quelques mètres du sol, et la lumière entre, finement découpée par les branches. La couette garde la tiédeur de la nuit quand l’air du matin est encore frais, et l’on entend pour seul son la petite cascade de la piscine naturelle.
Un avis laissé sur TripAdvisor en 2026 le dit à sa façon : « …at night, the temperature was perfect for cozying up in bed, I even used the blanket! »

Nous sommes dans l’arrière-pays de la Côte d’Azur. À vingt-cinq minutes de Nice, le littoral s’efface, la route grimpe dans les collines boisées, et le village médiéval de Saint-Paul-de-Vence apparaît de l’autre côté du vallon. Quelque part dans ces arbres, sur sept mille mètres carrés de forêt, Diane Van den Berge a posé les premières planches d’Orion en 2004, bien avant que le mot « ecoluxury » n’existe. Son idée était simple : proposer de dormir dans la forêt plutôt que de s’en abriter. Vingt-deux saisons plus tard, c’est toujours elle qui accueille les hôtes.

En lisière de canopée

Séance de yoga sur le deck en bois de la Forêt du Colibri, à Orion Treehouses

La journée commence souvent dans la Forêt du Colibri, la partie du domaine que Diane et les guests volontaires replantent patiemment d’essences natives pour laisser l’écosystème se retisser.
C’est là, en lisière des arbres, que se tient le deck de yoga : une plateforme de bois ouverte de tous les côtés, installée en 2026, suspendue là où la canopée s’éclaircit.
Devant vous : les arbres, la brume qui se lève du vallon et le village de Saint-Paul suspendu qui prend la lumière. Sur un tapis, pieds nus sur les planches, vous enchaînez les postures au lever du jour, et entre deux mouvements, le regard tombe sur les collines.

La séance terminée, Diane emmène qui le souhaite plus avant dans les bois pour un bain de forêt, le Shinrin-yoku japonais : une marche lente à travers le domaine et le cœur de la Forêt du Colibri. Aucune distance à parcourir, aucun objectif : vous avancez lentement et vous vous arrêtez dès qu’une écorce ou une fougère attire votre regard.

Le milieu du jour

Cuisine extérieure privée de la cabane Bagheera, ouverte sur la forêt

Le petit-déjeuner du premier matin attend déjà, dressé à l’air libre à côté de la cabane, dans la petite cuisine alfresco que chaque cabane a pour elle seule, avec sa plaque à induction et sa plancha. Ensuite la journée se desserre. En fin de matinée, la chaleur s’amasse dans la clairière, et la piscine vous appelle.

C’est une piscine vivante, filtrée par les plantes, le sable et le gravier, alimentée par une cascade à l’une de ses extrémités : une eau douce, sans chlore, plus proche d’un étang de montagne que d’un bassin. En 2006, Richard Hammond l’écrivait dans The Guardian : « Compared with your average chlorinated pool, it feels like you’re swimming in Evian. »
Au printemps, les grenouilles y chantent. En plein été, les libellules prennent le relais, qui rasent la surface pendant que vous profitez d’un bain de soleil sur un de nos transats. À quelques pas dans les arbres, un sauna tonneau garde le parfum de toute la forêt dans son intérieur de cèdre, pour les mois plus frais.
Rien n’est programmé : chacun mène sa journée comme il l’entend, au rythme du domaine.

Quelle journée sera la vôtre

La cabane Bagheera et sa terrasse ronde, perchées dans les arbres

Ce qui vient ensuite dépend, plus que tout, de la cabane choisie, car les quatre offrent quatre versions bien différentes du même après-midi.

Le couple qui a réservé Bagheera, la plus petite avec ses vingt mètres carrés, le passera sans doute sur l’une de ses deux terrasses : celle au soleil, ou la plateforme ombragée suspendue sous la cabane avec ses fauteuils suspendus qui tournent lentement dans le courant d’air. Ceux de Shere Khan ont un meilleur argument pour rester dedans : une baignoire en teck, et un hamac sur dix-huit mètres carrés de terrasse.
Les familles choisissent plutôt King Louie & Mowgli, où un lit à baldaquin dans la cabane principale se relie par un pont à Mowgli, une cabane plus petite, à lits superposés, bâtie exactement à la hauteur qu’un enfant juge aventureuse.
Le groupe plus nombreux qui tient tout de même à son intimité monte jusqu’à Colonel Hathi, le point le plus haut du domaine, trente-cinq mètres carrés sur deux niveaux, avec un canapé et un second hamac dans sa pièce à ciel ouvert, et la plus belle de toutes les vues pour l’heure qui approche.

Partir à l’aventure

Une enfant dans une cabane de bâtons dans la forêt d'Orion

Pendant que les grands s’attardent, les enfants, eux, ont déjà disparu quelque part entre les troncs. À Orion, ils retrouvent une liberté oubliée : explorer leur environnement en toute sécurité, sous les arbres, autour de la piscine, le long du ruisseau. Le domaine est clos, la forêt est à eux, et personne ne les rappelle avant le soir.

Il y a de quoi nourrir l’imaginaire de tous les Robinson et les Tom Sawyer en herbe. Le pont suspendu qui relie King Louie à la petite cabane de Mowgli devient un passage secret ; les lits superposés, un poste d’observation. Au bord de la piscine vivante, les plus curieux guettent les grenouilles au printemps et les libellules l’été. Et quand vient la nuit, dans la Forêt du Colibri, les lucioles scintillent comme de petites lanternes, spectacle que peu d’enfants oublient. Ici, l’aventure a le bon goût de rester à portée de vue.

Toute la Riviera à portée

Le village perché de Saint-Paul-de-Vence vu depuis les collines

Rien n’oblige à quitter le domaine, mais la côte reste proche : par la route, Saint-Paul-de-Vence est à seize kilomètres d’Antibes, dix-sept de Nice et vingt-sept de Cannes. En une demi-journée, vous en revenez à temps pour l’apéritif sur la terrasse.

À deux pas, la Fondation Maeght et ses jardins de sculptures, puis les ruelles pavées de Saint-Paul. Un peu plus loin, la Riviera intemporelle, celle des musées Chagall et Matisse à Nice, du musée Picasso à Antibes, des verreries de Biot, du marché aux fleurs et des îles de Lérins. Et de l’autre côté, la Riviera plus sauvage, celle de l’arrière-pays : le Col de Vence et son panorama, le village perché de Tourrettes-sur-Loup, les gorges et les sentiers du haut pays. Dans les deux cas, vous rentrez dormir dans les arbres.

L’heure dorée, et après

La cabane Bagheera éclairée à la tombée de la nuit, dans la forêt d'Orion

La lumière s’étire et vire à l’ambre, et la forêt rend le jour qu’elle a gardé. De l’autre côté du vallon, les ocres de Saint-Paul saisissent et retiennent les derniers rayons, et les ombres entre les troncs s’allongent.
Depuis une terrasse privée, ou depuis le deck où le matin a commencé, la vallée tout entière bascule dans le soir.

Et puis, en juin, les lucioles, dans une lente constellation qui se déplace entre les cabanes. Par les trouées de la canopée, les étoiles prennent le relais.

Le bois de cèdre garde la chaleur du jour, et en contrebas, la cascade de la piscine coule toujours : c’était le premier bruit du matin, c’est le dernier du soir. Vous dormez dans la forêt plutôt qu’à l’abri d’elle, comme Diane l’avait imaginé en 2004.

Cette journée-là vous attend, au printemps comme en arrière-saison, quand la lumière s’adoucit et que la forêt retrouve son calme. Écrivez-nous ou vérifiez les disponibilités : votre cabane est là, quelque part entre les branches, face à Saint-Paul-de-Vence.

Préparer sa venue

Diane Van den Berge, fondatrice d'Orion Treehouses, dans la forêt du domaine
  • Où : Saint-Paul-de-Vence, Côte d’Azur, à vingt-cinq minutes de Nice et de son aéroport international.
  • Les cabanes : Bagheera, Shere Khan, King Louie & Mowgli, Colonel Hathi. Jusqu’à quatorze personnes sur le domaine.
  • Tarifs : à partir de 220 € la nuit (Bagheera, basse saison), apéritif de bienvenue et premier petit-déjeuner inclus.
  • Séjour minimum : trois nuits en basse saison.
  • Réserver : vérifier les disponibilités dans les branches, face à Saint-Paul-de-Vence.